Des prévisions compliquées pour 2021

2021 n’est pas de bonne augure pour la reprise économique, qu’il s’agisse du secteur du bâtiment, comme des autres. Les nouvelles contraintes et mesures de sécurité allongent le temps de travail et n’agissent pas en faveur des procédures organisationnelles jusqu’alors mises en place. Ces nouvelles obligations impliquent également un surcoût qui nuit aux trésoreries des entreprises et qui diminuent leur marge, amenuisant ainsi les recettes générées en 2020, déjà peu fameuses par rapport aux années précédentes.

Pendant les périodes de confinement il y a eu une accumulation de chantiers retardés en France sur 2020 et pas seulement par les majors (BOUYGUES-EIFFAGE-VINCI...). Les PME seront clairement les plus touchées en 2021 et « naviguent » déjà à vue en janvier.  Les principaux représentants du secteur craignent le manque à gagner dû aux restrictions encore présentes sur la construction neuve en particulier.

Miser sur la rénovation plutôt que sur le neuf

Les constructions les moins sollicitées restent effectivement les chantiers neufs : maisons individuelles notamment, mais aussi les résidences en centre-ville par exemple. Les raisons sont multiples : les acheteurs sont moins enclins à acheter neuf en raison de la crise profilée par les confinements successifs, à la perte de nombreux emplois et la frilosité des banques, ou à la mise en danger des PME; les chantiers sont donc annulés, et les multiples et fastidieuses problématiques administratives à réaliser en amont d’une construction neuve n’aident en rien la situation. « Le neuf, qui représente la moitié de notre activité, c’est -23 % d’activité. Il y a -15 % de mises en chantier, -20 % de permis de construire délivrés, -31 % de ventes en promotion, -18 % en individuel diffus… Des chiffres abyssaux » résume Olivier Salleron, président de la Fédération Française du Bâtiment.

Ainsi, des foyers qui avaient prévu de faire construire en 2020-2021 procéderont plutôt à une rénovation ou à une extension de leur demeure actuelle. Des travaux aux coûts moins pharaoniques qui permettent de ne pas engager la totalité d’un capital mis en danger par la situation sanitaire et les restrictions qu’elle impose.[/vc_column_text][vc_single_image image="2875" img_size="full" alignment="center"][vc_column_text]

Plan de relance ambitieux pour 2021

  • MaPrimeRenov, un chantier d’envergure

Heureusement, l’Etat met en place de nombreux plans pour soutenir le secteur du bâtiment. Les travaux de rénovation par exemple se voient débloquer 2 milliards d’euros d’aide pour MaPrimeRenov (en supplément des 740 millions déjà prévus), rien que ça ! Cette subvention est dorénavant également ouverte aux ménages plus aisés afin de susciter une envie et un intérêt dans des foyers qui n’auraient peut-être pas pensé à rénover leurs biens immobiliers, qui sont pourtant, logiquement, plus nombreux.

  • Une demande en infrastructures

De même, les infrastructures, contrairement au résidentiel, sont appelées à évoluer et à faire l’objet d’une demande potentiellement plus importante dès 2021 : des demandes d’infrastructures vertes ont déjà été formulées, pour la toute première fois dans l’histoire du BTP.  « C'est un plan ambitieux et pour la première fois on parle d'infrastructures vertes, que ce soit pour les réseaux d'énergie, de transport, ou d'eau » explique Bruno Cavagné, président de la Fédération des Travaux Publics.

  • La loi ASAP, qui porte bien son nom

La loi ASAP : loi d'accélération et de simplification de l'action publique (en anglais ASAP : As Soon As Possible) prévoit 4 closes destinés à relancer les chantiers de travaux publics, une aubaine pour les entreprises de BTP concernées.

  • dispense de publicité et de mise en concurrence pour les marchés de moins de 100 000€
  • dispense de publicité et de mise en concurrence pour motif d’intérêt général
  • accès au marché public pour les PME ainsi que pour les entreprises en cours de redressement judiciaire
  • dispositif pérenne pour les cas de circonstances exceptionnelles (aka l’état d’urgence sanitaire pour les entreprises du BTP).

La crise liée au Covid-19 est longue et difficile à appréhender. Cependant, le secteur du bâtiment n’en a heureusement pas subi toutes les affres comme le secteur de la restauration, de l’hôtellerie, ou du divertissement par exemple. Si tel est le cas, c’est parce qu’il dispose de forces qui lui ont permis de pérenniser son activité pendant la crise, et ces mêmes forces le lui permettront également en 2021 : indépendance des travailleurs, besoin réel et essentiel de la construction et de la rénovation, pas d’implication des publics tiers dans l’activité.

Aussi, le secteur ne s’est pas effondré, et grâce aux aides proposées par l’Etat, ainsi qu’à la loi ASAP, mais également à la demande toute particulière en rénovation et en infrastructures, le BTP a de beaux jours devant lui, lesquels débuteront bel et bien en 2021.

Adesol soutient tous ses partenaires et clients et se porte à votre disposition pour vos demandes spécifiques afin de mener à bien des projets d’envergure différents en cette nouvelle année.

 

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