Qu’est-ce qu’un joint de dilatation ?

Les différents joints de construction en béton

Le joint de dilatation fait partie des 4 différents types de joints que l’on peut trouver dans le cadre d’ouvrages en béton. Chacun joue un rôle bien défini :

  • le joint d’isolement désolidarise la dalle de béton de tout élément qui pourrait gêner son mouvement ;
  • le joint de construction permet de séparer deux bétons d’âges différents,
  • le joint de fractionnement permet le libre retrait du béton,
  • le joint de dilatation permet les mouvements naturels du béton en fonction des températures, des tassements du bâtiment, des balancements dus au vent et des vibrations ou des mouvements sismiques.

Joint de fractionnement ou de dilatation, comment les distinguer ?

Le joint de dilatation est souvent confondu avec le joint de fractionnement, aussi appelé joint de retrait. Ces deux joints répondent pourtant à des phénomènes différents et n’ont pas les mêmes fonctions.

Ainsi, le joint de retrait vise à faciliter la rétractation du béton, naturellement liée à l’hydratation et au séchage du ciment. L’objectif de ce joint est de limiter l’apparition et l’évolution de fissures sur la dalle de béton.

Le joint de dilatation pour sa part, permet au béton de se rétracter et se dilater naturellement, conjointement aux variations de température, aux tassements du bâtiment, aux balancements dus aux vents et aux mouvements vibratoires et sismiques. De cette manière, le joint de dilatation évite les risques de fissuration liés aux mouvements de la structure. On trouve des joints de dilatation verticaux ou de façade ainsi que des joints de dilatation horizontaux ou de sols.


Le joint de dilatation en pratique

Les joints de dilatation nécessite de respecter certains principes de mise en oeuvre si vous souhaitez les appliquer à vos constructions.

Réalisation d’un joint de dilatation

Le joint de dilatation façade ou sol est constitué de sorte à répondre aux réactions naturelles du béton, qui se rétracte ou se dilate selon la température ambiante. Il laisse donc un espace suffisant pour permettre à l’ensemble d’une dalle de béton de se dilater ou se contracter sous l’effet des changements de température, sans créer de pression sur le reste de la structure.

De fait, le joint de dilatation se constitue d’une coupure de la dalle en béton, un espace vide nommé “fractionnement”, large de quelques millimètres à plusieurs dizaines de centimètres de largeur. Pour être efficace, le joint de dilatation doit courir sur toute l’épaisseur de la dalle.

On peut réaliser un joint de dilatation de deux manières différentes. Tout d’abord, on peut le mettre en place en aménageant une réservation à l’endroit prévu pour le joint, avant de couler le béton. Des solutions de goujons connecteurs de dalles peuvent être envisagées à cet effet. Également, on peut réaliser un joint de dilatation a posteriori en coupant la dalle de béton.

Une fois mis en place, un joint de dilatation est généralement couvert par un couvre-joint en aluminium, inox ou laiton ou d’un matériau compressible tel un mastic souple, du caoutchouc, du silicone, etc.

En complément, on peut aussi insérer à l’intérieur du joint de dilatation un cordon ou une nappe de protection au feu, ainsi qu’une membrane élastomère (EPDM) ou bitumeuse pour l’étanchéité.

Toutes les constructions ne nécessitent pas que l’on mette en place un joint de dilatation. En effet, théoriquement, seules les dalles et façades en béton de plus de 30 mètres de longueur imposent la réalisation de ce type de joint. Ainsi, on évite les déformations et risques de fissurations inhérents à la dilatation du béton.

Également, on crée un joint de dilatation entre deux constructions mitoyennes, dans le but d’éviter que l’ancien bâtiment ne vienne pousser et endommager le nouveau (et vice versa) sous l’effet des mouvements de maçonnerie.

Calcul d’un joint de dilatation

La détermination des dimensions d’un joint de dilatation ne se fait pas à l’œil ; elle répond à des règles très strictes qui dépendent de Documents Techniques Unifiés, dits DTU ainsi que l’EUROCODE 8 qui réglementent les constructions.

Pour une dalle en béton de plus de 30 mètres de longueur, un joint de dilatation doit être réalisé. Ses dimensions en termes d’ouverture et d’espacement sont calculés d’après le DTU 13.3. La formule tient compte du coefficient de dilatation du béton ainsi que des écarts maximums de température à l’endroit de la construction.

Si vous devez réaliser un joint de dilatation sur un mur maçonné, il sera nécessaire de vous référer au DTU 20.1. Ce document technique donne une distance maximale allant de 20 à 50 mètres entre deux joints de dilatation, selon la région de construction.


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Les avantages du joint de dilatation

Envisager la construction d’un ouvrage de grande envergure en béton sans joint de dilatation est quasiment impossible. De fait, ce type de joint assure la pérennité de la construction sans désordre et la sécurité de ses occupants.

Ainsi, les joints de dilatation permettent le mouvement du béton sur un plan horizontal et vertical. Mais, au-delà de la simple dilatation thermique, il est obligatoire d’envisager la création d’un joint parasismique plus large. Ce joint permet d’accepter des mouvements oscillatoires (3D),c’est à dire verticaux, horizontaux et longitudinaux.

Il permet d’accompagner les différents mouvements liés aux vibrations et mouvements sismiques.

De fait, dès lors qu’un bâtiment doit répondre à des normes de construction parasismique, il convient de placer un couvre-joint de dilatation parasismique adapté car les mouvements sont maximums. L’expertise d’une société comme ADESOL CONSTRUCTION et son bureau d’étude permettra toujours la meilleure préconisation.

En 2020 nos architectes doivent construire de plus en plus en « parasismiques », même sans obligation légales pour simplement assurer le 0 désordre.

C’est le cas en Île-de-France pour « les nouvelles villes » du Grand Paris qui sera desservies par un réseau ferroviaire complémentaire, le Grand Paris Express, alors que l’existant est déjà très important et créateur de microséismes pour les constructions.

Ce qui est certain, c’est que, compte tenu du rapport du budget des couvre-joints au coût total d’une construction, il faut mieux utiliser des couvre-joints parasismiques pour atteindre l’objectif « 0 » désordre.


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