Le projet neutralité carbone 2050 en Europe et en France

Si L’Europe est plutôt bonne élève en matière de réduction de gaz à effet de serre, les progrès ne sont cependant pas suffisants et devront être améliorés pour atteindre les objectifs fixés par les Accords de Paris en 2015. Si elle a réussi à réduire d’un quart de sa totalité l’empreinte carbone depuis 1990, il lui reste à relever le défi d’atteindre une neutralité totale en 2050, alors qu’il nous reste moins de 30 ans.

Le problème : l’augmentation prévisionnelle de 2°Celcius annuels semble être dépassée par des prévisions scientifiques récentes qui suggèrent que notre planète se réchauffe plus vite que prévu, impliquant par-là un redoublement d’efforts pour atteindre une neutralité carbone plus rapidement qu’escompté. Conséquence : chaque Etat membre de l’Union Européenne est invité à se donner des objectifs contraignants.

Le secteur de la construction mis à mal par l'objectif neutralité carbone 

Tous les secteurs de production et de services sont touchés, et celui de la construction et du BTP ne fait pas exception. La loi RE2020, applicable d’ici janvier 2022, s’assurera ainsi que chaque bâtiment neuf respecte les nouvelles mesures écologiques :

  • sobriété énergétique et décarbonisation de l’énergie ;
  • diminution de l’impact carbone lors de la construction des édifices ;
  • garantie du confort en cas de grosses chaleurs.

 
Quelques chiffres : l’impact du BTP sur les gaz à effet de serre

Si cette loi est essentielle à la diminution de l’effet de serre et à la préservation de la planète, elle s’avère difficile à respecter au quotidien pour les constructeurs, les orientant alors vers des matériaux ciblés, des procédés optimisés, et des délais de livraison potentiellement plus longs, nuisant ainsi à l’économie de la construction de manière globale. Ce secteur, rappelons-le, est responsable de 44% de la consommation d’énergie et de 27% des gaz à effet de serre en France.

Les conséquences la loi RE2020 sur le secteur du bâtiment

Il s’agit concrètement de limiter l’intervention des énergies fossiles, aujourd’hui prépondérantes dans le secteur du bâtiment. De même, on calculera, selon des indicateurs précis, quelle quantité de gaz à effet de serre produit la construction : du bâti au revêtement de sol, en passant par les modes de chauffage, et ce, de leur conception jusqu’à leur destruction. Une belle idée en théorie, mais un lourd challenge en pratique.

Le rôle du parasismique dans le procédé de décarbonisation du secteur du BTP 

Les constructions parasismiques sont encore un modèle isolé en France où la sismicité n’est pas vécue comme aux Etats-Unis par exemple. Néanmoins, de nombreuses régions sont touchées, que l’on en ressente ou non les effets, qui à terme, causent des dégâts dévastateurs sur la construction. C’est pourquoi certaines sociétés ambitieuses comme ADESOL font dès maintenant le pari de miser sur l’antisismique, qui dispose justement d’avantages notables concernant la mise en pratique du RE2020.

Quels sont les avantages de la construction parasismique dans la mise en place du RE2020 ?

La pérennité

La construction parasismique accompagne la vibration du terrain lors des épisodes de séismes (en France, on parle plutôt d’ondes sismiques, parce qu’elles ne sont pas forcément ressenties). Ainsi, elle ne souffre pas des incidences des vibrations et sa structure reste intègre, les années passant. Un avantage considérable que l’on ne retrouve pas parmi les modes de construction ne prenant pas en compte cet aléa sismique.

Le saviez-vous : en France, les régions des Hauts-de-France, de la Bretagne, du Centre, de l’Aquitaine et de l’Auvergne-Rhône-Alpes subissent des ondes modérées; et les zones du Grand-Est, du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, de la Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi qu’une partie de l’Auvergne-Rhône-Alpes subissent des ondes moyennes et fortes, et ce, toute l’année durant.

Quant à l’Ile-de-France, le futur trafic ferroviaire du GRAND PARIS EXPRESS et ses 68 gares, compte tenu de la géologie, produiront des micro-vibrations suffisamment intenses pour que les constructions nouvelles soient conçues antisismiques.

L’absence de travaux de rénovation de la structure

Les structures étant pérennes, elles ne nécessitent pas de reconstruction (impliquant déjà une démolition extrêmement coûteuse en termes d’empreinte carbone), ni de rénovation structurelle. Effectivement, les bâtiments ne subissent pas de dégâts et ne sont donc pas sujets à réfection.

Par exemple, les joints et couvre-joints parasismiques permettent à un bâtiment de suivre le mouvement de l’onde et d’éviter l’apparition de fissures. Lesquelles, à terme, ont des conséquences très graves sur l’intégrité d’une construction et préfigurent des réfections régulières, voire de véritables catastrophes si les travaux ne sont pas pris en charge dans les temps.

La limitation de l’empreinte carbone

Qui dit reconstruction ou simple réfection, dit aussi utilisation de procédés de construction ou de rénovation, coûteux en empreinte énergétique. De même, on n’imagine pas une rénovation ou une reconstruction sans utiliser de nouveaux matériaux, qui eux aussi polluent la planète et mènent à des coûts importants, notamment en prenant en compte la RE2020.


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