La protection passive contre l’incendie est un élément essentiel de la sécurité incendie et de la protection structurelle des entreprises. Plus de 70 % des entreprises impliquées dans un incendie majeur ne rouvrent pas ou font faillite dans les trois ans suivant l’incendie. Il est de ce fait essentiel que les entreprises disposent d’une protection adéquate contre les incendies.

Qu’est-ce que la protection passive contre les incendies ?

La protection passive contre l’incendie est une composante importante de toute stratégie de sécurité incendie. Elle joue un rôle vital, et de plus en plus important, dans la protection des personnes, ainsi que dans la limitation des dommages causés aux bâtiments et à leur contenu par le feu et la fumée.

La protection passive contre l’incendie fonctionne par :

  • L’utilisation de murs et de planchers résistants au feu pour limiter la propagation du feu, de la chaleur et de la fumée en la confinant dans un seul compartiment dans sa zone d’origine ;
  • La protection des voies d’évacuation ;
  • La protection des éléments structurels critiques d’un bâtiment et de ses biens.

Par ailleurs, si nous parlons de protection passive contre les incendies, il est important de distinguer les termes de réaction au feu et résistance au feu.

Réaction au feu

La réaction au feu évalue le comportement et l’impact des matériaux (plastiques, textiles, béton, etc.) pendant l’incendie. La réaction au feu caractérise en fait la contribution du matériau à la propagation du feu.

Résistance au feu

La résistance au feu indique la durée durant laquelle des éléments de la structure du bâtiment (sol, murs, fenêtres, portes, etc.) conservent leurs caractéristiques d’origine face au feu. Les performances d’origine sont évaluées en fonction du degré de la résistance mécanique, de l’étanchéité et de l’isolation thermique.

La différence entre les protections incendies passive et active

Il faut savoir que la protection passive contre l’incendie fonctionne en conjonction avec la prévention active des incendies. En effet, les protections passive et active sont deux systèmes de protection contre les incendies qui fonctionnent ensemble pour arrêter les incendies, permettant de réduire les dommages causés aux équipements, machines et documents importants. Elles permettent également d’alerter les personnes présentent à l’intérieur du bâtiment afin qu’elles l’évacuent rapidement.

La protection passive

La protection passive contre l’incendie divise le bâtiment en « compartiments » et empêche la propagation du feu grâce à l’utilisation de murs et de sols classés comme résistants au feu. Elle utilise des portes coupe-feu pour aider à compartimenter davantage la structure, des profilés de protection (CFR) et des clapets coupe-feu (CCF) pour empêcher la propagation du feu et de la fumée dans les conduits du bâtiment. Un autre élément de protection courant dans les bâtiments à plusieurs étages est le balisage photoluminescent. Ces marqueurs facilitent le processus d’évacuation en éclairant le chemin à travers les cages d’escalier sombres ou enfumées.

La protection active

La protection active contre l’incendie, quant à elle, se concentre sur une sorte d’action visant à arrêter un incendie. Parmi ces systèmes on retrouve les extincteurs, qui sont pour certains automatiques et que l’on appelle sprinklers, et qui sont manuels pour d’autres. Les alarmes incendie, les détecteurs de fumée et même les pompiers, sont tous considérés comme des systèmes de protection active contre l’incendie.

La mise en place d’une protection passive

Les matériaux ont des effets et des comportements différents en cas d’incendie. Choisir des matériaux qui peuvent empêcher le feu de progresser peut aider à contrôler le niveau des blessures corporelles et des dommages matériels, tout en facilitant les opérations d’évacuation lors d’un incendie. En fonction du type de bâtiment, la réglementation en vigueur impose l’usage de solutions spécifiques pour rendre indépendants chaque espace en cas d’incendie. Parmi ces solutions, on retrouve le joint coupe-feu, un profilé de protection (CFR).

Qu’est-ce qu’un joint coupe-feu ?

Avant d’expliquer ce qu’est un joint coupe-feu, il est important de rappeler ce que sont les joints de dilatation et les joints de construction. Tous deux interviennent au niveau de la structure du bâtiment pour éviter le tassement structurel et la fissuration en anticipant les changements de température et le mouvement du sol. Ils diffèrent tout de même au niveau du besoin en élasticité du bâtiment. Ainsi, les profilés de protection doivent être spécifiés en fonction du type du calfeutrement.

Les joints coupe-feu contribuent aux propriétés thermiques et acoustiques de la structure, mais leur objectif principal est de ralentir la propagation du feu, de retarder la montée en température et d’isoler les fumées toxiques.  En effet, selon le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, les fumées toxiques causent 80% des décès dans les incendies. Lors de la construction d’un bâtiment, il est important de cloisonner les espaces à l’aide de profilés de protection comme les joints coupe-feu.

Il existe de nombreux types de raccords ignifuges pour le calfeutrement des joints. Faits de matériaux expansés d’origine minérale (nappes, panneaux ou cordons coupe-feu) ou de matériaux synthétiques (mousse, silicone, etc.), les joints coupe-feu doivent être spécifiés en fonction de la taille du joint et de l’amplitude de la structure.

Les cordons coupe-feu ou bourrelets coupe-feu.

Les cordons coupe-feu, aussi appelé bourrelets coupe-feu, ont des diamètres différents et conviennent aux joints ouverts de petite et moyenne taille. Ces profilés de protection sont des accessoires ignifuges de haute performance et largement utilisés dans les constructions. Ils sont tissés avec des matières minérales (fibres bio solubles, laine de roche, etc.) et enveloppés dans un treillis de verre. Les cordons coupe-feu CFR de la société Adesol Tego sont fait de laine de roche de diamètres compris entre 15 et 180 mm, et enveloppés dans un voile de verre.

En fonction de son procédé de fabrication et de sa composition, les cordons coupe-feu sont conformes aux normes CP (coupe-feu) ou PF (pare-feu). Chez Adesol, les procès-verbaux de classement au feu des solutions de cordons coupe-feu CFR font référence à différents textes :

Dans la plupart des constructions, la structure et le plancher nécessitent 2 heures de résistance à la propagation du feu. Les bourrelets coupe-feu CFR ADESOL ont une résistance au feu de 2 ou de 4 heures.

 


Si vous êtes intéressé par la découverte de notre savoir faire, n’hésitez pas à nous poser vos questions.

email: contact@tecnok.fr

Poser votre question

Adesol Groupe

Adesol Groupe