Ces dernières années, Haïti a été profondément meurtrie et ravagée par deux séismes importants et dont les dégâts humains et matériels n’ont pu être contrôlés faute de moyens. De magnitude 7 en 2010, et 5,9 en 2018, les deux séismes dévastateurs ont causé respectivement 230 000 et 17 morts, des centaines de milliers de blessés, et des destructions d’habitations, et d’infrastructures inestimables dont la reconstruction n’a pas encore commencé. En cause : un manque cruel de réglementation en matière de construction parasismique.

Un pays pauvre aux infrastructures et aux normes parasismiques inadaptées à sa situation sismique

Des catastrophes prédites

Aussi triste à dire que ça le soit, l’ampleur des dégâts humains et matériels aurait pu être évitée lors des deux séismes qui ont touché Haïti. L’île est connue depuis des centaines d’années pour sa sensibilité sismique (elle a déjà été ravagée dans le passé), et les catastrophes de 2010 et 2018 avaient été prévues et communiquées aux habitants. « Or cette tragédie ne doit pas être perçue par les populations haïtiennes, ni par les médias étrangers comme une fatalité car le risque sismique de cette île des Caraïbes était bien connu : l’île d’Haiti est située dans une zone à haut risque de tremblement de terre et sa capitale Port-au-Prince est elle-même construite sur une grande faille sismique, qui avait déjà été détruite par deux fois au XVIIIe siècle. Si la prédiction est impossible en matière de sismologie, la mise sous tension du sous-sol depuis des années de l’île pouvait laisser prévoir un tremblement de terre de grande ampleur. »[1]

Malheureusement, faute de moyens et de dispositifs de sécurité, nombreux sont les haïtiens a s’être faits écraser par les constructions (c’est la principale cause de mort lors de ces tragiques évènements).

Un cruel manque de moyens

C’est bien le manque des infrastructures spécifiques qui est pointé du doigt : alors qu’on pense en France à concevoir des bâtiments parasismiques pour les régions volcaniques moins susceptibles d’être victimes de séismes aussi importants (allant néanmoins jusqu’à une possible magnitude 6), cela n’a pas du tout été le cas en Haîti où l’on privilégie les matériaux et les dispositifs les moins coûteux, et pour cause, le pays est l’un des plus pauvres au monde. C’est exactement ce que déplorait l’ancienne Première Ministre d’Haïti dans un mail envoyé au Temps : « En réalité, ce pays a été mal géré au cours des cinquante dernières années : mauvaise gestion du territoire, constructions anarchiques, crise de la paysannerie et refuge dans des bidonvilles infâmes, élites dépourvues de vision globale. »[2]

Des constructions inadaptées

En clair, si les richesses du pays avaient permis des constructions plus adéquates et adaptées aux risques sismiques, alors connus de tous, on n’aurait pas à déplorer tant de de destructions, et donc, autant de morts. « Le passage d’une architecture bois à une construction pierre puis parpaing sans norme antisismique a fortement aggravé la létalité des tremblements de terre. Les grands séismes ont surtout tué les habitants des constructions en pierre, car celles en bois supportent beaucoup mieux, dans la souplesse, les types de contraintes qu’imposent les mouvements de la croute terrestre. Mais le bois étant devenu de plus en plus cher et les transferts de modèles culturels d’habitat ayant conduit à dévaloriser cette matière première, le ciment et l’utilisation des parpaings ont pris le dessus à partir du début des années 60. Toutes les constructions réalisées depuis sont en dur, en ciment. »[3]

Quelle situation en France pour le respect des normes parasismiques

Des mesures de prévention

Les catastrophes naturelles nous permettent malheureusement de toujours garder à l’esprit qu’une organisation et une prévention préalable sont nécessaires et salvatrices dans les cas d’évènements tragiques comme ceux-là. Ainsi, quelques régions spécifiques françaises comme le Sud et le Sud-Est, oui encore les régions volcaniques d’Auvergne sont susceptibles d’être frappées un jour ou l’autre par un séisme. Depuis 20 ans, la France a d’ailleurs connu 8 séismes d’intensité supérieure ou égale à 6.

Malheureusement, il n’appartient pas encore à la culture de la construction française de se prémunir contre ce type de catastrophe mais des progrès sont réalisés d’année en année notamment avec la construction grandissante de bâtisses en bois, plus souples que les constructions en ciment et moins destructrices et donc moins dangereuses. Néanmoins, la plus notable des évolutions a été réalisée par l’État français qui, depuis 2005, a mis en place un Plan séisme qui vise à prévenir les risques sismiques et à organiser des dispositifs effectifs en cas de sinistre.

Concrètement, les actions du Plan séisme consistent à classer les lieux d’habitation par degré de susceptibilité aux séismes et à proposer des adaptations pratiques aux constructions afin de réduire au maximum les risques de destruction et donc de danger.

Tecno-K : la solution pour les constructions parasismiques

Le constructeur Tecno-K est spécialisé dans les systèmes de jonction parasismique. Plus qu’un « détail » dans la construction ordinaire, les joints et couvre-joints sont des éléments primordiaux de la bâtisse en cas de séisme, qui lui permettront d’adopter une tenue plus souple, et donc, moins susceptible de se détruire ou de s’écrouler, minimisant ainsi les risques de pertes humaines (et réduisant également les pertes matérielles). Permettant de couvrir jusqu’à 1 mètre de dilatation, les systèmes de jointure Tecno-K ont fait leurs preuves, et sont maintenant préférées des constructeurs spécialisés en habitations et en infrastructures parasismiques. Adaptés aux normes à venir dans les prochaines années, au vu des changements climatiques et des dérèglements écologiques, les produits Tecno-K sont une valeur sûre qu’il est bon d’intégrer à ses chantiers de construction, pour un quotidien plus sûr, et un avenir plus serein.

Haïti a grandement souffert de se pertes humaines et matérielles, survenues à seulement 8 ans d’écart. Et le pays caribéen n’en a pas fini, puisque sa reconstruction n’est toujours pas amorcée. C’est vraisemblablement la pauvreté de l’île qui aura causé une grande partie de sa perte, depuis toujours programmée. En France, nous disposons des moyens de prévenir ces risques et de sauver des vies humaines, c’est pourquoi adapter les bâtiments aux risques sismiques doit constituer le grand chantier.

SOURCES : 

[1] http://www.georisques.gouv.fr/haiti-ravage-par-un-violent-seisme-comment-mieux-prevenir-le-risque-sismique

[2] http://www.lecafuron.fr/article-un-pays-pauvre-face-au-risque-sismique-haiti-43837414.html

[3] https://urd.org/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=538#outil_sommaire_2


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